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Changement blog officiel, suite et fin chapitre 1 du roman Les pages déchirées
Si vous voulez suivre la suite de mes scribouillages et "croquages" amateurs (des photos et quelques "gribouillages"  , participer aux jeux d'écriture, aux ateliers créatifs (pour plumes, dessinateurs, photographes amateurs ou plus confirmés) c'est par là que ça se passera : http://pascal.lamachere.free.fr Pour commencer, si vous voulez suivre la suite et fin du premier chapitre des pages déchirées, Greendle et la plume chinée, cliquez ici Au passage, je vous souhaite une bonne année 2009. Puisse-t-elle vous apporter du positif, des petites et grandes joies  . @ peluche, bonne continuation, Pascal
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Une question de design
Pour le confort de lecture, vous préférez ce design, celui-ci (cliquez ici), ou celui-là (l'officiel actuel - cliquez ici) ? Chapitre 1 – Greendle et la plume chinée « Un crin de lumière transperce Dans sa course, Une ombre se déchire, Un trou dans le mur Et l'impression d'infini au-delà... » Tel est le chemin à venir d'un type, un homme baptisé Greendle. Il se considérait, s'était considéré ordinaire jusqu'à ce que... « Le printemps danse avec les nuages et le soleil, dans les rues les fleurs s'ouvrent, les étoiles s'y éparpillent... » Un beau jour de mai, ces quelques mots chantés accompagnés d'une musique classique diffusée par son radio réveil le firent s'écumer vers le monde du réveil. Branché sur sa radio favorite, il enleva sa couette, s'étira puis resta quelques instants allongé, repensant aux songeries de la nuit qui ne se s'étaient pas encore évaporées vers la dimension hors de portée des éveillés. Une fois fait, il se tourna vers le callepin posé sur la table de chevet, légèrement à cheval sur sa paire de lunette, non loin de l'appareil sonnore. Après un instant d'hésitation, il se leva, saisit le calepin de fortune dans lequel était glissé en marque page un stylo et se mit à scribouiller tout ce qu'il venait de passer en revu. « la saison déraisonne, l'homme raisonne, des bouts de terre grognent... » Greendle appuya sur le bouton off, fit trôner sur son nez légèrement aquilin la monture cuivrée de ses lunettes rondes, se diriga vers la petite salle de bain de son 23 mètres carré. Devant le miroir au dessus de l'évier, il plissa ses petits yeux, « contempla » son reflet de jeune homme de 28 ans. Ses cheveux bruns, bien qu'assez courts, avaient trouvé le moyen de se mettre en vrac, il les ébouriffa, passa ensuite ses mains sur sa fine moustache, sa barbe naissante et enfin ses pommettes saillantes avant de traîner son corps d'allure commune sous la douche. « I hoope a day loove will knock in my hearth and the suun shine and the suun... » Ce jeune photographe-reporter se prit à chantonner, avec sa voix anglaise chaude et mélodieuse, de la soupe d'un boys band bien de chez lui. Bien qu'il avait eu le courage de s'expatrier en France, à Toulouse, Greendle se définissait lui-même comme un baroudeur pantouflard et aimait bien avoir ses repères lui rappelant sa terre d'origine, aussi peu à son goût soient-ils. Ceci dit, cette chanson traduisait plus un manque. Célibataire presque endurci, il avait gâché toutes ses potentielles relations depuis sept bonnes années, fait fuir toutes les femmes qui s'intéressaient à lui. Il en regrettait un certain nombre, parfois une plus que les autres, mais au fil du temps les regrets changeaient de tête, ce qui en soit, se raisonnait-il, était la preuve qu'il n'y avait paradoxalement rien à regretter. Toujours est-il qu'il avait l'élan pour compenser, en apparence, ce vide : il menait de front deux jobs, enfin, plutôt deux postes, l'un de correspondant photographe-reporter pour un journal anglais, l'autre de photographe reporter pour un local. Son temps libre en était devenu peau de chagrin. Toutefois, il se débrouillait pour grappiller, lier les activités et ne se plaignait pas de son sort. Ainsi, aujourd'hui, samedi, il avait décidé de faire son « shopping » en se rendant sur son lieu de reportage... Douché, coiffé, « déodorisé », habillé, le sac - préparé la veille - en bandoulière sur l'épaule gauche, Greendle était paré. Plus par habitude, par acquis de conscience quasi obsessionnelle que par nécessité, il vérifia sur son agenda virtuel le programme de la journée. Il n'y avait rien de bien différent des autres jours, il savait déjà où il devait aller, ce qu'il voulait faire avant. Il rangea son agenda, éteignit la lumière et sortit... « L'ombre diaphane des promesses de la nuit s'évanouit au creux de la volonté trop acérée... » Dans la fraîcheur matinale de la ville, non loin du Grand Rond, il regarda sa montre à aiguilles qui indiquait 6 h 45. Il avait le temps de prendre son breakfast dans un bar et de flâner sur le marché aux puces et à la brocante de la Place Saint Sernin. Sur le chemin, il se choisit donc une petite table près d'un coin de verdure, en plein un hot-spot wifi gratuit. Il passa commande et posa devant lui son petit ordinateur portable pour checker ses messages. Celui d'une amie-du-net japonaise fit à ses lèvres former un large sourire. Expatriée sur une île, qu'elle lui avait dit, ne précisant ni le nom ni « l'emplacement géographique approximatif », ses envolées fleuraient bon la lumière et la chaleur équatorial. Il avait entamé des échanges épistolaires avec elle par l'entremise d'un site de poésie shakespearienne. Après que le serveur ait déposé son thé, son jus de pamplemousse, son croissant et son oeuf au plat, après un « mirci » et l'entame des mets, il rédigea sa réponse : « Cher Liloo, J'ai lu avec grand plaisir ce que tu m'as envoyé, voici un petit écho pseudo poétique en guise de claviardage impressionnatif : Le paysage de tes mots m'émeuvent, je les imagine murmurer aux vagues la beauté de la terre qu'elles ne peuvent toucher, qu'elles admirent au travers de leur écume, je les imagine porter par elles et venir toucher d'autres rives comme une bouteille à la mer traversant l'océan et échouée avec amour, transformant le rocailleux en une myriade de sable fin... @micalement, Greegree » Greendle cliqua sur « envoyer » puis engloutit ce qui restait, rangea son Asus Eee Pc 701 et prit congé...
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Songes sur papier
Oyez, oyez ! La version "papier" de mon recueil "Le Livre des Songes enfouis" est enfin disponible  . Pour les intéressés, votre commande, achat, va s'effectuer auprès d'un prestataire très sérieux, reconnu sur le web en tant que professionnel. Elle nécessitera de vous inscrire sur leur site, et ce afin de payer en toute sécurité (par cb visa, mastercard, paypal...). A noter que le siège social de l'entreprise est domicilié aux USA, aussi, si vous êtes Européen, avec 2,99 euros de frais de port, il vous faudra attendre une dizaine de jours pour recevoir votre commande. Les frais de port sont à payer en même temps que le prix du livre. Son prix, livre broché : 10 € (et donc 12,99 euros avec les frais de port). Pour acheter, commander Le Livre des Songes enfouis, c'est par ici : http://stores.lulu.com/laplumelibre puis "suivez le guide" (cliquez sur "Ajouter la version imprimée au panier", sélectionnez la devise qui vous convient, cliquez sur "Sauvegarder & Continuer", saisissez votre adresse mail là où demandé, choisissez un mot de passe que vous devez inscrire deux fois, une fois à "Créez un mot de passe" et une autre à "Confirmez votre mot de passe:", cliquez sur "Sauvegarder & Continuer", choisissez votre mode de paiement, une adresse de facturation, cliquez sur "Sauvegarder & Continuer"....). Présentation du "Livre des Songes enfouis" : Rosaline déterre un coffret dans lequel elle découvre un manuscrit qui va la conduire sur les sentiers de l’imaginaire, liant des pages de poèmes, de pensées, de contes, de nouvelles. Ce recueil va l'amener à prendre la plume, à éveiller les songes de son univers, y plonger et les encrer avec une touche de parodie, de delirium... Une rencontre avec la féerie qui va prendre corps à travers sa plume rêveuse. Vous pouvez lire la première page et une page du sorte de recueil ici : http://www.lulu.com/browse/preview.php?fCID=1504232 En bref : Ce livre grave les paysages lettrés entre une jeune femme et une plume éthérée. Et s'il s'apparente à un recueil... Plus de 60 pages format A4, police 12 à 10 suivant les passages, 32 poèmes, une lettre, 4 nouvelles, des pensées / citations réunis autour d'une histoire songée qui tisse, lie les pages... tout ce qui y est "ancré" s'inscrit dans une épopée, représente l'aboutissement d'une étape, les prémices d'un voyage. Vous le comprendrez, le découvrirez, le vivrez dans la suite "Un jour, peut-être...", peut-être ;D. Bonne fin de mois de novembre, bon surf, @ peluche, Pascal p.s : Si vous préférez lire le recueil sur un écran, l'imprimer avec votre imprimante, vous pouvez toujours télécharger la version ebook, au format pdf, pour moins de 4 euros. Pour cela, rendez-vous sur le site consacré au recueil - cliquez ici
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concours automne et chansons à découvrir
Concours créations visuelles : Sur la pointe de l'automne Objet du concours : Votre mission, soumettre une création graphique, visuelle - photographie, photo montage, dessin, peinture... - en rapport avec le thème "Sur la pointe de l'automne".
A gagner : Le plaisir de participer ;p. Pas suffisant ? Je m'engage à offrir au "gagnant" le livre Légendes d'automne ou le dvd du film Printemps, Été, Automne, Hiver... Et Printemps , au choix. De plus la création du "gagnant", ainsi que celles qui auront retenues l'attention, viendront sûrement "illustrer" une sorte d'anthologie de poésie des siècles passés, anthologie qui sera téléchargeable gratuitement.
En contrepartie : Vous devez être "l'auteur" de la création que vous soumettez, être "détenteur" des droits d'auteur, et m'accorder la possibilité d'utiliser votre création pour illustrer l'anthologie de poésie des siècles passés, en rapport avec l'automne, et qui sera téléchargeable gratuitement.
Comment participer ? : M'envoyer votre "création" par mail à laplumelibre@free.fr en m'indiquant votre nom/pseudo, et si vous souhaitez, au cas où elle serait retenue pour illustrer l'anthologie, me dire si vous préférez que figure votre adresse mail ou l'adresse de votre site web, si vous en avez un. A noter qu'avant la fin du concours, le partage des créations pour le concours sera anonyme, c'est à dire que les créations, les "participations"postées par mes soins. A la fin des votes j'indiquerai qui a fait/partagé quoi.
Qui formera le jury ? : Tous les membres du forum : http://leplumorum.free.fr.
Vous avez jusqu'au 24 novembre pour participer, m'envoyer votre création. Vous pourrez voter à partir du 25 novembre 2007, jusqu'au 31 novembre 2007.
* * * Chansons à découvrir, écouter Samedi 20 octobre, trois "créations" ont été ajoutées dans la rubrique audio de Plume Libre.
Je vous invite donc à :
* Découvrir, écouter la chanson "Tu es partie" de BOURCIER Jean-philippe - cliquez ici.
* Écouter une nouvelle chanson de Jeanette Lafleur, "On s'aime encore" - cliquez ici.
* Découvrir, écouter la chanson "Le dernier quai" de Thierry Gahinet - cliquez ici.
Bonne découverte, bon surf, bonne fin de moitié de semaine 
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Suite de Project chaos et histoire d'interactivité
Ce n’est pas que je manque d’inspiration, j’ai simplement envie de tester, d’expérimenter une sorte de jeu d’écriture. Ce « jeu » consiste en une « lecture-écriture » interactive. J’ai décidé de l’expérimenter avec cette « histoire » là, Project chaos (cliquez ici pour lire le "premier chapitre / passage", le début), dont la suite n’est pas encore définitivement encrée. Vous avez ainsi possibilité d’influer sur le déroulement, le contenu, des détails. Non sur ce qui a déjà été écrit mais sur ce qui est à venir. A la fin de chaque futur passage, je mettrai le nom de la (des) personne(s) dont (les)l’idée(s) a (ont) été reprise(s), si elles le souhaitent. Pour soumettre une (des) idée(s) je vous invite à remplir le formulaire dédié (vous pouvez y accéder en cliquant ici). Il reprend certains détails en rapport avec la fin de ce second passage. Merci de votre attention :-) * * * La bulle était en train de se fondre dans toute la zone, devenant d’abord une microscopique couche puis rejoignant petit à petit les rangs de l’atomique… « Du silence Un jour je suis né... Et... Après quelques explosions J'y suis retourné... » Semblait vouloir dire les traces de la défunte activité du volcan… En s’incrustant, en s’imprégnant, en « mourrant pour y revivre » sous une autre forme, la poussière d’encre fit ressortir une tranche d’histoire du lieu : suite à leurs "bourdes" répétitives, les lutins - qui s'étaient occupés de la plomberie, des tuyaux, de la chaufferie au fond du cratère - avaient été mis au chômage... Il faut dire aussi qu’il n’y avait plus de travail pour eux sur le lieu ; le plus gros des relents de l’enfer à réguler sur le site avait souillé la nature et il ne restait donc plus rien à contenir, plus rien avant des millénaires. Ceci expliquait le relatif calme. Relatif car, non loin du volcan, dans une masure collée à la forêt l’entourant, un homme vivait reclus, se cachait, aidé par le clan des fées Mérides… « … Qu’est-ce que des fées Mérides ? » demanda l’auteur à sa plume. « … Je t’en pose des questions ? » frémit la plume dans l’air. « … Ben, j’y répondrai avec plaisir ! » rétorqua t-il avec ses doigts. « … Laisse couler l’histoire et tu auras ta réponse… » conclut la plume qui s’imbiba des atomes d’encre pour s’ancrer à une nouvelle page… Reprenons le cours de notre tranche d’histoire… … Dans une pièce quasiment vide, l’homme était assis devant une vieille table de bois, il pouvait sembler se rapprocher de la cinquantaine avec quelques cheveux grisonnants, des joues légèrement fripées, des profondes rides montant légèrement vers le haut comme si il avait fait trop de clins d’œil, un nez pouvant être qualifié de pif, des petites oreilles aux lobes légèrement pointus, un cou musclé, des épaules larges couverts de « vêtements communs », « communs » pour des êtres d’une autre dimension. Non que l’homme n’était pas terrien, il n’était juste pas « humain », pas de notre dimension… Mais ce n’est pas uniquement pour cela que les fées Mérides l’aidaient à se cacher en voilant son existence, le rendaient plus ou moins invisible à tous, toutes dimensions confondues. Si par le pouvoir qui leur est conféré ces fées peuvent à loisir vous inclure au cycle de la ronde ou vous en extraire, un peu comme si elles avaient le pouvoir de décider du contenu de l’histoire, du calendrier de la terre, elles prennent leurs ordres « d’en haut » et avaient pour mission de protéger cet être, ce qui passait par le « cacher ». Seule la fondue, la sorte de dématérialisation de la bulle a pu faire la « lumière » dessus... L’homme posa sa plume, ramena ses bras recouverts de rien sur le bord de la table, se leva d’un bond, et dans sa tenue composée de « vêtements communs » qui ne sont autre que sa nudité, sa tenue d’Adam, il contempla un instant la lettre qu’il venait d’écrire. Elle était destinée à ses protecteurs, au conseil de la féerie, il leur exprimait toute sa gratitude pour leur relative aide tout en leur demandant de lui permettre de retourner d’où il venait afin qu’il agisse d’une manière ou d’une autre, quitte à se mettre en danger… Il hocha la tête en la mirant, comme pour se conforter dans l’idée qu’il prenait la bonne décision. Pouvait-il en être autrement ? Vivre seul en laissant son peuple se faire massacrer sous prétexte que de toute façon tout était perdu ? Il savait que le mage de son royaume avait voulu protéger ses intérêts en l’envoyant ici. Il l’avait accepté au début, dans le fol espoir que la nouvelle de sa disparition ferait cesser les agissements de la sorcière qui avait juré sa perte suite à la « disparition » de quelques plantes rares qui avaient malencontreusement finies leur destin dans le ventre du fidèle destrier du souverain. Mais les dernières nouvelles n’étaient pas bonnes : cette créature « rancunière » avait levé une armée de nains tristus fernus, des clones, des clones uniquement du corps des nains droliticus fernus, car l’âme des tristus est pervertie, leur unique raison d’être est de faire du mal sans forcement faire rire… Une fée Méride rentra dans la pièce, se posa sur son épaule et coupa ses songeries. « Vous êtes certain ? Vous avez pris votre décision ? Vous savez, on dit que rien ne peut arrêter cette sorcière ! » susurra la fée de sa voix fluette. « Que le grand auréolé me fasse liquéfier ou pousser des cornes sur le champ si je ne le suis… euh, à la réflexion non, mais je veux essayer ! » répondit l’homme d’une voix presque éteinte, la gorgée nouée. « Je dois dire que ça nous soulage, nous sommes de plus en plus nombreuses mais tout juste pour répondre à… la demande toute aussi croissante… Aussi, messire Gel, si vous voulez bien vous écarter… » expliqua et demanda la fée. Gel s’écarta légèrement puis plongea sans se faire prier dans le passage que lui avait ouvert cette fée Méride… Pas de quoi en faire un roman ! A peine un conte, une nouvelle ! Pensa l'oeil-coeur-cerveau qui faisait bouger la plume. Pas si sûr... En même temps que le passage s’était ouvert, la protection s’était évanouie et une autre bulle pu s'engouffrer dans cette autre dimension, prête à happer son attention, à quémander la pointe de la plume... to be continued / à suivre / 待續 / essere continuato
© Pascal Lamachère – 19 octobre 2007
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test longue note
Pour élargir le champ, voir ce que cela donne sur une autre mise en page... Et puis pour voir les retombées par rapport au nom du blog, aux statistiques (c'est con, c'est "marketing", mais avant de décider de changer le nom du blog et de devoir changer tous les liens mis ça et là, je préfère tester si le nom a un impact ou non). Bon, ben, apparemment pas plus que ça. Enfin, j'aime bien ce design, meilleur confort de lecture peut-être, mais on verra un autre jour, en attendant, rendez-vous sur : http://touga.20six.fr Origontemps
Voilou un conte à la base inspiré d'un jdr à l'univers d'heroic fantasy, médiéval fantastique, où la magie est le lot quotidien des êtres qui y vivent. Ce conte est un légende créationniste du point de vu des habitants de l'univers en question, mais il peut l'être pour différents univers imaginaires. D'ailleurs, je l'ai plus ou moins revu (désolé pour les fautes qui m'auraient échappé à la relecture) en pensant à un univers personnel, et je songe à l'intégrer dans un roman, ou en annexe. Wait, scribe, and see... Origontemps ou Le jour et la nuit, bataille « manichéenne » Il était une fois un jeune elfe noir, Daw, et une jeune elfe sylvain, Arad, habitant de la sphère Origontemps (Origine des temps)... Une des principales particularités des conditions de vie des habitants d'Origontemps est qu'ils habitent l'intérieur de la sphère, si tant est que l'on puisse parler d'extérieur et d'intérieur dans l'univers où ils évoluent. A dire vrai, c'est l'univers tout entier qui s'y trouve « parqué ». L'attraction terrestre, étant à l'origine de la non tombée d'un farfadet lorsque celui-ci évolue sur un ballon, agit aussi dans le « domaine » de nos jeunes « héros ». C'est ainsi que les créatures peuvent évoluer de sol en sol, qu'ils soient en haut, à la vertical. Il faut préciser qu'il y a de tous les sols, avec parfois rien au dessus, parfois rien au dessous pour les « soutenir ». Les sols sont reliés ou non à d'autres sols, et « peu importe ». Avec les phénomènes d'attraction répulsion, rien n'entre en collision. En fait, on pourrait qualifier l'intérieur d'Origontemps comme un chaos bien rangé où au centre existe une sorte de bulle. Une bulle où il est interdit - sous forme de mise en garde - dans les écrits célestes de poser pied au sol, ni même une main. Enfin, il est interdit tout simplement d'entrer en contact avec, même une infime partie. Mais de toute façon, quand bien même un imprudent aurait été rongé par la curiosité, nul ne peut de toute façon y aller, pour une raison inconnue. Pourquoi alors il est interdit d’y aller ? Pour d’obscures raisons remontant peut-être à l’origine de l’origine où il devait être possible d’y aller, et où les lois avaient été établies sans être retravaillées par la suite… Ou juste histoire de nourrir le mystère, ou… ? Côté être vivant, pensant et non pensant, il y n'y a pas beaucoup de différences avec nos « contemporains », si ce n'est qu'eux sont peut-être plus évolués et qu'ils peuvent manipuler la trame, la substance karmique avec plus d'aisance. Même une puce de loup peut y manipuler en même temps ce que certains appellent l'essence du vent et de la terre. Cependant, le cycle de vie est en moyenne plus court en nombre de souffle, de battement, les âmes sont plus vite « recyclées ». Il faut dire que malgré leur évolution, leur science, leur conscience, la guerre pour les territoires est incessante. De même que (et peut-être les instigateurs des luttes originelles) chaque incarnation des puissances veut sa part de bulle d'univers. Mais comme en tout, il y a aussi des nuances, le yin et le yang. Il y a les plus ambitieux, et les plus conciliants. Calad (lumière), et Gwath (ombre) sont les plus gourmands, et c'est autour de deux de leurs plus puissants serviteurs que se sont regroupés et scindés les êtres, les peuples. Ils octroient à tout un chacun prêt à accepter leur joug une certaine liberté et des pouvoirs associés, considérés comme une faveur méritant la dévotion éternelle. Ainsi, les quatre éléments principaux de la dimension avaient pris leur place dans chaque camps suivant une certaine équité. L'air et le feu s'étaient mis naturellement du côté de lumière, l'eau et la terre, s'étaient mis du côté d'ombre afin d'en obtenir un minimum de protection ; ce qui n'empêchait pas une collaboration fortuite d'éléments des camps opposés. Quand au temps de ce monde, il fonctionne aussi de manière originale. Il n'y a pas de saisons, pas d'histoire de fleur de feu dansant avec les astres, pas d'unité de mesure du temps fixé. Tout peut changer d'un instant à l'autre : la température, les manteaux recouvrant les sols, les corps immatériels qui gravitent dans les cieux, la célérité induisant le mouvement des grains de sable dans le sablier (une de nos semaine, pour une même « durée », peut avoir 10 fois moins d'importance, ou au contraire, devenir 100 fois plus « important » d'un regard relatif extérieur). Il était donc une fois Daw et Arad, habitant de la sphère Origontemps... Tous deux sont jeunes, ont pu vivre le début de leur existence dans l'insouciance, en marge des conflits, sur les parcelles les plus éloignées du centre, ensemble surnommé « Diamatron ». Des demeures y ont été bâties sur les arbres, à même le sol, ou à l'intérieur du sol, suivant le peuple occupant. Daw et Arad y ont appris les écrits célestes, présents sur chaque parcelle. Il est important de souligner à propos de ces écrits célestes, qu'en plus d'être appris « au berceau », ils ont été gravés sur une stèle, dans une langue compréhensible de tous. La stèle a été « copiée », érigée sur chaque morceau de terre depuis que la vie existe. Nul ancien ne sait comment, par qui, ou du moins, personne n'en a parlé. Mais quelle importance ont-ils ? Que contiennent ces écrits ? Ces écrits sont l'essence de l'existence, parlent des préceptes à respecter, sont une carte de l'univers, apportent un semblant de raison dans la folie, un semblant de cohérence dans le désordre. Ils sont ce qu’un codex de magie, ajoutés aux différents savoirs contenus dans toutes les bibliothèques de Rififi, sont à un orang-outan de l'Université Invisible, ce qu'une fleur de feu est au jour, ce qu'un perroquet est à un poète... Euh, non, oubliez cette dernière comparaison... Bref, les écrits célestes sont importants pour que toute âme s'éveille à la compréhension de tout ce qui l'entoure. Certains pourraient penser qu'ils formatent les esprits, qu'ils sont les chaînes pour instaurer une hégémonie des puissances, et la rectitude de certains textes porte d'ailleurs de plus en plus à controverse à l'époque de nos deux comparses. Il était donc une fois Daw et Arad... deux amis de Diamatron qui sont devenus un peu plus, petit à petit. Malheureusement, les écrits célestes les destinaient à s'écarter, à s'affronter, sous l'égide du prétendu équilibre prôné par les écrits. Daw ayant prêté allégeance à Gwath, Arad promise à Calad, ils ne devaient bientôt plus se voir, si ce n'est sur un espace réservé aux batailles. Ils se sont néanmoins promis, le coeur déchiré, de se voir une dernière fois... Cette fois là, Daw, quelque peu insouciant malgré sa soutane (son habit de cérémonie), fait quelques rodomontades avec ses pouvoirs, espérant impressionner Arad qui est assise sur le rebord d'une fontaine. Alentour n'est que « désolation ». Juste quelques herbes jaunies. En cet instant, le lieu est surexposé à la lumière, l'air est lourd. Le jeune elfe noir repousse sa longue chevelure de jais en arrière dans un mouvement ample de la tête, met les paumes de ses mains l'une contre l'autre, pouces contre son torse. Il écarte ensuite légèrement ses mains, de plus en plus, puis les rapproches dans un mouvement sec, claquant dans ses mains, tout en psalmodiant. En corrélation avec ce geste, la luminosité faiblit, la végétation devient plus luxuriante pendant que l'air devient quelque peut vicié. Arad, cheveux châtain, vêtue d'une simple et longue robe blanche, en fait fi, se lève, se rapproche de Daw. Elle plonge ses yeux de jade dans les myrtilles de Daw. Elle prend ses mains. Dans la fontaine miroite quelques éclats étoilés. Tout semble ensuite suspendu, jusqu'à ce qu'elle dépose un baiser langoureux sur ses pétales humidifiés. Soudain, l'ombre disparaît, la chaleur se fait de nouveau omniprésente. Une voix, en échos lointain, issus d'une autre parcelle requiert la présence de Daw. Sans que ce dernier n'ait pu réagir, Arad s'est enfuie, évaporée, avec pour souvenir de sa présence, une douce saveur... et un amer bond au coeur. « Arad... aimant la paix des grandes étendues d'eau, elle est sûrement allé se réfugier sur la berge de l'une d'elle... Quand pourrons nous nous revoir ? Pour s'affronter ? » Cette pensée raccrochée à un souvenir le fit sourire, puis le mina, le plomba… ce qui ne l'empêcha pas de « s'envoler » d'une parcelle à l'autre pour rejoindre ses pairs. Arad... Avant de rejoindre sa masure, elle a décidé d'aller quémander audience à l'oracle, gardienne du sceau stellaire. On dit que par la bouche de l'oracle parle la seule entité neutre, une entité sans nom. La jeune elfe espère pouvoir y obtenir la solution à son « problème ». Afin de s'y rendre, elle a emprunté un vortex qui conduit de la périphérie aux abords du centre, sur une zone qui ressemble à un vrai bout de planète, un bout de planète montagneux, au tapis verdoyant. Un seul bâtiment s'y trouve, une « cabane » triangulaire en marbre vert, surmontant le plus haut pic, construit sur de la roche calcaire. Pour y accéder, arrivé à la fin d'un sentier « obstrué » par un pan de roche graveleux quasi vertical, Arad monte sur l'escalier à 7 pattes; créature à la tête plate et solide, dressée pour attendre les visiteurs en ce lieu et les amener au lieu de leur désir. A l'antre de l'oracle, l'elfe foule le sol dénudé pendant que sa « monture » redescend la pente. Du mur lisse lui faisant face, une esquisse de porte devient une ouverture béante. Elle attache ses cheveux en un chignon de fortune, passe la tête dans l'embrasure, se signe de l'étoile divine, avant de demander audience dans la langue des anciens, qu'on lui avait apprise pour de telles circonstances. L'oracle, en elfique courant, demande à Arad de venir. Elle s'exécute en avançant à genoux, respectant en tout point le protocole. Elle entre dans la salle unique, sobre, et surtout, à l'éclairage, comment dire... ni obscure, ni éclairée. Une lumière tamisée qu'un aveugle pourrait voir, une vue de l'esprit où les formes sont floues. C'est la première fois qu'elle va la voir, et malgré tout ce qu'on lui a dit, elle est étonnée, décontenancée, d'autant plus qu'il lui semble être seule dans cette pièce qui paraît immense en comparaison des dimensions des murs du dehors. Arad, toujours à genoux, entreprend d'entamer les « pourparlers ». Arad : « Ô ! Divinité qui est aux points de bascule ! Entend la supplique de mon coeur, son murmure, Voit le voile qui conduit au crépuscule, J'ai besoin de la clé pour faire tomber murs... » Voix sortie d'outre tombe : « J'ai senti des abîmes la force de ton cri, l'écume pourléchant l'écaille d'un dragon la dissoudrait... Je suis la gardienne de ce qui doit être et sera, l'arcane, l'oeil de la source des écrits, l'encre et la plume qui vont se poser sur les pages... mais trêve de babillage, laisse moi te conter une prophétie issue du secret des écrits que je ne prophétiserai que quand elle sera déjà en train d'être prophétisée... » Arad, qui ne sait où donner du regard - la voix semblant venir de partout - a un air étrange. Un de ces airs que l'on prend lorsque l'on entend une parole sage sortir de la bouche d'un Troll. Ce même air que l’on peut prendre lorsque l’on entend des mots aussi « censés » que peut le dire un Troll avec son cerveau * sortir de la bouche d'un grand érudit en plein cours métaphysique. (* Sans son cerveau, si un Troll, pour une raison qui n'échappe pas à tout individu doué de vue, d'ouïe et de conscience, est inerte, amorphe, il n'en « paraît » pas moins plus intelligent). Arad : « Pourvu qu'elle me permette de convoler Avec celui qui a mes faveurs, mes pensées... » L'oracle : « Tu es venue me voir, le sentiment pur, tu iras aux portes de la bulle centrale avec ton amant, et après avoir accompli la cérémonie de la rose filante toilée de rouge, vous devrez défier le némesis du créateur, tricarde dans vos dimensions, au cours d' une nouvelle cérémonie. Rassure toi, vous ne devez pas le vaincre, l'affronter suffira… être quelque peu matois... réveillez le feu sacré jalousement gardé par le malin, et à votre soupir mêlé un nouvel ordre sera, Calad et Gwath auront de quoi s'arranger, de quoi trouver un équilibre, les mages architectes pourront agir plus ou moins à leur guise, et... le reste ne vous regarde pas. Dans ce nouvel univers, vos sentiments pourront s'épanouir, exister à votre guise... maintenant va. » Arad sort à reculons, toujours à genoux. A l'air libre, en défaisant son chignon, elle peut constater avec surprise que l'attend l'escalier à 7 pattes. Dans les cieux, une masse nuageuse se fait le burin. Y voyant mauvais augure, avec hâte elle emprunte l'escalier pour redescendre de la montagne et s'engouffrer dans le vortex, après avoir croisé et salué timidement un mage de haut rang qui lui a lancé un regard perçant, un de ces regards donnant l’impression qu'il avait essayé de fouiller dans son âme et réprouvait ses intentions. La désagréable impression passée, tout se passe comme si le moindre souffle de l'existence désir qu'elle accomplisse la prophétie : le temps s'accélère et les obstacles disparaissent... De retour chez elle, Arad écrit une missive qu'elle fait porter à Daw. Elle le retrouve quelques battements d'ailes de pégase plus tard, en habit de cérémonie écarlate en barras, sur la parcelle de terre la plus proche de la bulle. Nul être autour d'eux pour assister à l'événement, ou les en empêcher. Ils suivent les recommandations de l'oracle. Au cours de la cérémonie qui ressemble à un ballet d'étoile, une danse d'ombre chinoise en couleur, une rose éclose pour se transformer en étoile filante, devant eux se forge petit à petit un pont vers la bulle, le halo protecteur, la couche de noir d'aniline disparaît. Devant eux, un raz de marée énergétique, confiné depuis que leur monde est monde, se repaît de sa faim. Ils ne peuvent lutter et sont comme aspirés alors qu'ils entament la seconde cérémonie, se donnant la main, luttant de toute leur âme, indissociable l'un de l'autre en cet instant, comme deux morceaux d'un bloc de pierre qui se ressoudent pour devenir incassable. Arad et Daw se retrouvent dans ce qui peut leur sembler être l'intérieur, une grotte. Comme dans la pièce de l'oracle, tout est vue de l'esprit. Les deux elfes se reconcentrent sur leur cérémonie, « glissant » pour éviter les piques qui montent et tombent de nul part pour nul part. Puis ils « arrivent » face à une entité, ou disons plutôt que c'est elle qui se présente à eux, eux qui n'ont pas bougé dans les faits. De cette entité indescriptible, immatérielle, émane un mélange d'aura bénéfique, nourricière, et de perfidie, de gangrène, de fiel, faiseur de godaille titanesque. Nos deux jeunes héros reçoivent de plein fouet le souffle fétide du «mode malin », ils basculent « en arrière ». Après une incertitude, ils se relèvent, les sentiments purs qu'ils éprouvent l'un pour l'autre, l'un pour l'un, l'autre pour l'autre, forment une bulle autour d'eux. Ils se sentent baignés dans la félicité, un manteau immaculé sombre et lumineux, protecteur et nourricier, qui repousse les effluves « malfaisantes ». Dans un dernier râle, le Némésis du créateur plonge dans un vortex... Pour aller où ? S'ensuit un schisme du manteau, de la matière, de tout ce qui les entoure; la pénombre fuyant la lumière, la lumière courbant l'échine dans la marche de la pénombre... Il était une fois une fin, il était une fois un linceul, une tombe qui guide l'univers depuis son berceau... L'oracle, l'entité neutre incarnée, s'est il servi de nos deux héros ? Ils assistent à un gigantesque artifice stellaire... Il était une fois un renouveau, il était une fois une source de vie, un élan qui guide l'univers vers l'assouvissement de ses rêves, de sa faim... Lorsqu'Arad et Daw reprennent conscience de ce qui les entoure, ils sont loin l'un de l'autre en corps, mais se sentent encore à l'unisson, entier, ont la présence de l'autre gravée en eux. Ils ont la sensation qu’ils pourront se revoir à leur guise maintenant. Ils le sentent, ils le savent, et le nouveau monde qui se forme devant eux est si merveilleux, si prometteur... Il était une fois une fatalité, il était une fois un linceul, une tombe qui guide l'univers depuis son berceau... Ce qu'ils ne savent pas, c'est qu'ils sont morts et que contrairement à leur semblable ils ont gardé leur âme intacte, leurs souvenirs gravés à fleur de cristal... Ainsi Arad (journée) et Daw (nuit) errent depuis l'éternité pour l'éternité sans terre fixe, sans racine, se faisant l'amour lorsqu'ils se retrouvent à l'orée des planètes... Pour la petite histoire, les aubes et crépuscules sont les manifestations de leurs joies et de leurs peines partagées lorsqu'ils se retrouvent puis s'éloignent... Bataille ancestrale Étrange impression, Étrange sensation, Étrange vision, Étrange création, De ce mal qui s’immisce, Depuis l'aube des temps Dans les mets de la vie. N’es tu qu’une ombre qui glisse Là où la lumière verse son « sang » ? T’es tu retourné, t’es tu enfui ? Dans les abîmes de l’incertitude ? Dans les cimes de la rectitude ? Etrange impression, Etrange sensation, Etrange vision, Etrange création De ce mal qui l’Oeuvre poursuit, Qui gangrène les esprits, les cœurs, Qui tente de s’emparer de la source, Qui a tracé sa route vers l’infini, Qui déplace ses pions de malheur, Et trouve du rechange dans la course… Indicible roue du destin, Indicible phare du chemin, Indicible horizon lointain, Indicible linceul en fin, De ce mal qui se dévoile qu’une fois tracé, Quêtant Pouvoir lorsque les abats se sont arrêtés… Es tu inlassablement mêlé aux cieux Tel un serpent se mordant la queue ? Où as-tu pu au néant retourner, Repu de ton assouvie cruauté ? Étrange impression, Étrange création, Indicible roue du destin, Indicible linceul en fin… Dans le sourire de l'illusion ils se sont baignés, Chimère sous la coupelle du malin ! Telle une vaguelette, N’ont ils pas eu l’avant goût du Tsunami ? Le pire n’est t’il pas resté au fond caché ? Qu’adviendra t’il, si sa rage montre sa tête ? Si après s’être écumé, des abysses entier il surgit… La bataille sera « crépusculaire », Elle embrasera les éléments de l’ère, Seul le souffle en sortira vainqueur, Mais quel souffle ? Pour animer quelle fleur ?... © Pascal Lamachère - septembre 2004
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